Zouc par Zouc
Hervé Guibert et Zouc
mise en scène Nicolas Liautard
scénographie, costumes, sons Nicolas Liautard
lumières et régie générale Antoine Fouqueau
vidéo Michaël Dusautoy
régie plateau Jürg Häring
administration Magalie Nadaud
diffusion Estelle Delorme
avec Aurélie Nuzillard
production La Nouvelle Compagnie
La Nouvelle Compagnie est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Ile-de-France
La Nouvelle compagnie est subventionnée par le Conseil général du Val-de-Marne.
Elle bénéficie du dispositif Emploi-tremplin, action cofinancée parla Région Ile-de-France et le Conseil général du Val-de-Marne
Zouc
De son vrai nom Isabelle von Allmen, Zouc voit sa vie changer alors qu'elle n'a que 16 ans. Internée dans un asile, elle observe les différents malades, les infirmières et les médecins qui deviendront les personnages principaux de ses futurs sketches. En 1966, sa route est nette, elle l'amène vers le conservatoire de Neuchâtel puis de Lausanne. Trois ans plus tard, les cabarets d'été de Neuchâtel accueillent ses premiers spectacles. Le succès régional donne envie à Zouc de partir pour Paris, capitale du rire. Les cours de Tania Balachova, Sylvie Joly, Josiane Balasko et Jean-Claude Dreyfus la perfectionnent dans son art. En 1970, elle interprète plusieurs rôles dans une pièce de Ionesco mise en scène par Jorge Lavelli. Repérée par Maurice Alezra, ce dernier l'engage et les représentations que la jeune femme donne à la Vieille Grille sont les prémices de son futur spectacle 'L' Alboum de Zouc'. Durant les années 1970, l'humoriste interprète de nombreux rôles au théâtre et à l'opéra, tout en présentant pour la première fois son 'Alboum'. Elle l'adapte même pour la télé en 1974 et sort la suite deux ans plus tard, 'R'alboum'. Le cinéma s'intéresse aussi à elle et des réalisateurs comme Michel Drach ou encore William Klein la sollicitent souvent. Sa vie prend un tournant tragique puisqu'elle est opérée d'un cancer du sternum en 1997 et contracte une infection nosocomiale qui la remet neuf fois sur la table d'opération. Diminuée physiquement, elle doit réapprendre les bases pour vivre.
Hervé Guibert
Au départ, il rêvait d'être cinéaste. A 17 ans, recalé au concours de l'Idhec, Hervé Guibert s'intéresse à la photographie avec un petit Rollei offert par son père qu'il gardera toute sa vie. Il expose et publie plusieurs ouvrages. Après quelques débuts difficiles dans sa carrière de comédien, qui lui font rencontrer Patrice Chéreau - plus tard, il écrira avec lui le scénario de "L' Homme blessé" - à 21 ans, il intègre la rédaction du Monde où il est critique à la rubrique photographie pendant huit ans ; c'est la période de la pleine expansion de l'art de l'image. Petit prince aux dons multiples, il n'a que 23 ans quand il publie, en 1977, grâce à Régine Deforges, son premier livre, "La Mort propagande". Son deuxième roman, "Suzanne et Louise", est davantage un roman photo. Homosexuel, atteint du sida, Hervé Guibert a constamment placé la maladie au coeur de son oeuvre. Après plusieurs livres au succès incontestable, il atteint la gloire en 1990, en révélant sa maladie dans "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie", talent qu'il confirme l'année suivante avec "Le Protocole compassionnel". De son mal mortel, il va faire le "grand" reportage de sa vie. Il aura, en tout cas, goûté à toutes les formes d'oeuvre d'art durant sa vie : photographe, journaliste, écrivain - avec pas moins de 28 ouvrages -, chroniqueur de photographies, scénariste et vidéaste... Il meurt, à 36 ans, des suites d'une tentative de suicide ; il ne pouvait plus supporter sa lente agonie.