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Les femmes savantes
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Les femmes savantes Molière mise en scène Marc Paquien
Une maison qui devient folle. L’ordre bourgeois mis sans dessus dessous. L’amour de deux jeunes gens contrarié. La grammaire élevée au rang de principe vital par Philaminte, Armande et Bélise, trois femmes dupées par un faux penseur, comme d’autres l’ont été par un faux dévot. Assoiffées de connaissances, elles prennent un pouvoir absolu sur leur maison et perdent, par là même, la raison. Cette pièce de Molière est une comédie virulente, acerbe, contemporaine. Elle fustige bien sûr le mensonge et la pédanterie, mais nous parle aussi du désir absolu de savoir, qui peut mener jusqu’à la folie. Le XVIIe siècle fait apparaître la question de l’émancipation de la femme et la figure de l’intellectuelle. Leurs lointaines descendantes, au XXIe siècle, ont souvent encore bien du mal à faire valoir toutes leurs qualités. Qui donc a le droit d’exercer le pouvoir ? Et pour quelles raisons un pouvoir – s’il ne s’inscrit pas dans l’ordre établi – devient-il autoritaire, risible, en un mot illégitime ? Jamais ces questions ne furent plus brûlantes qu’aujourd’hui. Marc Paquien
Après le succès des Affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau, la saison dernière à la Comédie-Française, Marc Paquien poursuit son exploration du répertoire français avec l’une des plus grandes pièces de Molière. Le spectacle s’amuse de ces femmes à la fois touchantes, insupportables et attachantes. Il dessine en filigrane la lutte contre l’obscurantisme, la défense de la pensée et de la femme émancipée, libérée des jougs et des domaines dans lesquels on souhaite toujours la restreindre.
samedi 24 mars à 20h30 durée estimée : 1h50 âge conseillé : tout public prix des places : de 7 à 20 euros
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Les femmes savantes Molière mise en scène Marc Paquien
scénographie Gérard Didier lumières Dominique Bruguière costumes Claire Risterucci son Anita Praz maquillage/coiffure Cécile Kretschmar collaboration artistique Daisy Amias habilleuse/maquilleuse Nathy Polak régie générale Pierre Gaillardot régie plateau Tatiana Elkine régie son Romain Crivellari avec Anne Caillère François De Brauer Éric Frey Jany Gastaldi Nathalie Kousnetzoff Matthieu Marie Daniel Martin Pierre-Henri Puente Alix Riemer Agathe Rouiller production Compagnie des Petites Heures coproduction Compagnie L’Intervention - Marc Paquien, Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau, Théâtre Les Célestins - Lyon avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Ile-de-France, et la participation artistique du Jeune Théâtre national
Marc Paquien
Né en 1968, il a mis en scène L'Intervention de Victor Hugo pour le Festival Les Nuits de Fourvière à Lyon en 2002, et La Trahison orale de Maurizio Kagel, en collaboration avec l'Orchestre National de Lyon au Théâtre des Célestins. En 2004, il met en scène au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis La Mère de Stanislas Witkiewicz dans le cadre de la Saison Polonaise en France, ainsi que deux pièces de Martin Crimp, Face au mur et Cas d'urgences plus rares au Théâtre National de Chaillot. Il reçoit pour ces deux spectacles le Prix de la révélation théâtrale de la mise en scène, décerné par le Syndicat de la critique Théâtre, Musique et Danse en juin 2004, et Hélène Alexandridis celui de la meilleure actrice pour son interprétation du rôle-titre dans La Mère. En janvier 2006, il met en scène Le Baladin du monde occidental de John Millington Synge au Théâtre National de Chaillot au Théâtre Vidy-Lausanne, puis en tournée en France et en Suisse. Le spectacle est nommé aux «Molières» 2006, et Dominique Reymond reçoit le prix de la meilleure actrice, décerné par le Syndicat de la critique, pour son interprétation du rôle de la Veuve Quinn. En juin 2006, il met en scène lʼopéra Les Aveugles de Xavier Dayer dʼaprès Maurice Maeterlinck, avec lʼAtelier lyrique de lʼOpéra National de Paris au Théâtre Gérard-Philipe de Saint- Denis, puis à lʼAlmeida Theatre à Londres (reprise à lʼAmphithéâtre Bastille en juin 2008). En juillet 2006, il crée La Dispute de Marivaux pour le Festival des Nuits de la Bâtie. Le spectacle est repris en tournée en France et en Belgique de septembre 2006 à mars 2007. Pour le Festival Odyssée 2007 (jeune public), il met en scène LʼAssassin sans scrupules de Henning Mankel (reprise en tournée de janvier à mars 2008). En janvier 2009, il crée en France La Ville de Martin Crimp au Théâtre des Célestins à Lyon, avant une tournée française qui passe par le Théâtre de la Ville à Paris. En avril, il dirige à nouveau les chanteurs de lʼAtelier Lyrique pour Le Mariage secret de Cimarosa quʼil met en scène à la MC93 de Bobigny. En novembre, il met en scène Les Affaires sont les affaires dʼOctave Mirbeau au Théâtre du Vieux-Colombier-Comédie Française. Après Les Femmes savantes en janvier 2011, Marc Paquien mettra en scène lʼopéra LʼHeure espagnole de Maurice Ravel avec lʼAtelier Lyrique de lʼOpéra National de Paris en mars. Il enchaînera avec la reprise des Affaires… au Vieux-Colombier. En janvier 2012, il mettra en scène Oh Les Beaux Jours de Samuel Beckett avec Catherine Frot.
En savoir plus : www.lintervention.com
L'une des meilleures comédies de Molière revisitée avec humour, tendresse et poésie par Marc Paquien. Le metteur en scène - auquel on doit aussi Oh les beaux jours, de Beckett, avec Catherine Frot à la Madeleine - a sollicité le même scénographe, Gérard Didier. Ainsi, des dégradés de ciels nuageux agrémentent les diatribes des «femmes savantes», qui prônent les hauteurs de l'esprit au détriment de celles qui préfèrent laisser parler le corps. Certains personnages sont plus accentués que d'autres, comme la tante Henriette irrésistiblement évaporée. La qualité est là. Figaroscope
L'esprit de troupe règne. Jany Gastaldi, Agathe Rouillier, Anne Caillère forment un trio impayable d'intellectuelles pathétiques. François De Brauer et Eric Frey, alias Trissotin et Ariste, s'amusent à jouer à celui qui sera le plus grotesque. Les jeunes premiers, Alix Riemer et Matthieu Marie, rivalisent de charme et de douceur. Il faudrait aussi citer Nathalie Kousnetzoff et Pierre-Henri Puente. Paquien a un sens de l'humour assez réjouissant que l'on sent dans sa direction d'acteurs, mais surtout dans sa dramaturgie. S'appuyant sur la très belle scénographie de Gérard Didier, il a sorti tout ce petit monde du cadre fermé de la maison pour le poser sur le toit ! L'action est ainsi placée sur une scène à ciel ouvert, plus près du soleil, des nuages, de l'orage et de la chute. Et c'est magnifique ! Pariscope
Des femmes qui s'émancipent, mais qui, militantes de la grammaire, perdent la raison ; un mari qui voit son autorité menacée ; une jeune fille que père et mère sont prêts à sacrifier pour assurer leur pouvoir. Dans la mise en scène intelligente et élégante de Marc Paquien, hommes et femmes sont prêts à en découdre, quitte à écraser l'amour… La scénographie de Gérard Didier, les lumières de Dominique Bruguière donnent à cette mise en scène une fluidité délicate. Télérama Sortir
Marc Paquien ravive des querelles sur le statut du savoir et la place des femmes dans la société qui, si les lignes en ont bougé depuis Molière, n’ont rien perdu de leur actualité. D’un côté les trois femmes savantes, aux cheveux lâchés et aux yeux rougis par la lecture, à la cheville de l’humanisme et d’un rationalisme balbutiant, sont plus précieuses que ridicules. Elles expriment une aspiration à renverser l’ordre masculin - une qualité chez Molière - qui trouve cependant pour pendants : pédanterie et aveuglement, et un certain mépris pour celles et ceux qui ne leur ressemblent pas. Tapi dans l’ombre, Agitant ses trompeuses lumières, un faux savant, Trissotin, décalque du faux dévot, en profite pour convoiter les biens de la famille bourgeoise en prétendant épouser Henriette, l’ignorante, qui rêve surtout de « prendre mari et de faire marmots »…avec Clitandre. Ce dernier, point d’équilibre de la pièce, sorte d’Alceste vertueux, humblement savant et épris d’honnêteté, parviendra à sauver l’amour dans un dénouement inventé par Ariste, frère de Chrysale, qui joue à merveille les messagers roués. Le tout dans une mise en scène dépouillée et efficace, sur fond bleu céruléen, à l’image d’un ciel où s’évanouissent les esprits éthérés. La Terrasse
| spectacle | Les femmes savantes | | représentations | samedi 24 mars à 20h30 | | durée estimée | 1h50 | | âge conseillé | tout public | | prix des places | tarif abonné adulte : 13 euros tarif abonné jeune public : 7 euros tarif normal : 20 euros tarif moins de 26 ans : 9 euros tarif plus de 60 ans : 17 euros tarif demandeurs d’emploi : 15 euros tarif groupe : 15 euros | | réservations | au 01 48 72 94 94, du mardi au samedi de 14h à 19h à l’accueil du théâtre, du mardi au samedi de 14h à 19h par correspondance |
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