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Le cerceau
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de Victor Slavkine mise en scène Laurent Gutmann
Pétouchok, un ingénieur célibataire et urbain, a hérité à la suite du décès d’une grand-mère d’une maison à la campagne. Il décide de réunir cinq amis pour un weekend dans cette maison qu’il découvre en même temps qu’eux. Les six protagonistes ont en commun de vivre seuls et d’avoir sensiblement le même âge. Pétouchok rêve de faire de cette maison le lieu de rassemblement d’une communauté amicale et informelle, rempart durable contre la solitude de ses membres. Un vieil homme les y rejoindra à l’improviste, ancien amant de la grand-mère décédée. Avec la redécouverte des lettres qu’elle et lui échangèrent pendant de longues années, c’est le passé de chacun des invités du week-end qui sera convoqué.
Par certains motifs, on pense à Tchekhov (la villégiature, l’oisiveté, un monde qui chancelle : ici l’Union soviétique, l’ironie). C’est avec les coups de hache abattant les cerisiers que s’achevait « La cerisaie ». C’est avec les coups de hache que donne Pétouchok pour ouvrir la maison dont il vient d’hériter que commence « Le Cerceau ». Comme si Pétouchok rouvrait la cerisaie, 80 ans après. Mais ce qui pourrait n’être qu’un jeu littéraire assez vain, au mieux un aimable pastiche, débouche au contraire sur le constat d’une impasse, sur la nécessité de réinventer cet héritage. Laurent Gutmann
samedi 12 mars à 20h30 durée estimée : 2h30 âge conseillé : tout public prix des places : de 7 à 15 euros
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Le Cerceau
de Victor Slavkine mise en scène Laurent Gutmann traduction Simone Sentz-Michel Editions Actes Sud Papiers assistante à la mise en scène Anne-Margrit Leclerc scénographie Laurent Gutmann et Mathieu Lorry Dupuy costumes Axel Aust assisté de Camille Penager lumières Marie-Christine Soma son Madame Miniature musique Ivan Gruselle perruques, maquillage Catherine Saint-Sever direction de production, diffusion Emmanuel Magis
avec Jade Collinet, Bruno Forget, Daniel Laloux, Marie-Christine Orry, Eric Petitjean, François Raffenaud, Richard Sammut
production Compagnie La dissipation des brumes matinales coproduction Centre Dramatique National de Thionville-Lorraine Grand Théâtre de Luxembourg avec le soutien de l’Equinoxe, Scène Nationale de Châteauroux, du Théâtre du Jarnisy et du Studio-Théâtre de Vitry reprise en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête-Paris
La dissipation des brumes matinales est une compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication
Victor Slavkine Victor Yosifovitch Slavkine est né en 1935 à Moscou. Il fait ses études à Moscou à l’Institut d’ingénieurs du transport ferroviaire et durant quelques années travaille sur des chantiers et dans des bureaux d’étude de construction. Déjà à l’université, il participe activement aux ateliers artistiques amateurs et ses premières pièces sont jouées dans le fameux studio du théâtre universitaire de Moscou des années 60 : « Notre Maison ». Dès 1961, il est publié dans les journaux et magazines comme auteur de récits humoristiques et écrit également pour la radio et la télévision. A partir de 1963, il se tourne définitivement vers le travail d’écriture. De 1967 à 1984, il travaille pour le journal populaire « Yunost » (Jeunesse) dont il est responsable de la rubrique satire et humour. En 1979, sa pièce "Fille adulte d’un jeune homme" est présentée au Théâtre Stanislavski à Moscou. La mise en scène est d’Anatoli Vassiliev qui par ailleurs réalisera la mise en scène du "Cerceau" au théâtre Taganka. Par la suite, cette pièce comme beaucoup d’autres ("Le Mauvais appartement", "Le Tableau", "Une place pour fumeurs"…) seront jouées dans de nombreux théâtres d’Europe et d’Amérique. Victor Slavkine travaille aussi pour le cinéma. Certains de ses films d’animation dont il écrit les scénarios sont récompensés aux festivals internationaux de cinéma. Ces dernières années, Victor Slavkine était occupé par un important projet de télévision «Le vieil appartement». Mélant moyens documentaires et artistiques, 52 épisodes racontent l’histoire d’une journée dans la période allant de l’après guerre (1947) à l’an 2000. Pour ce scénario, Victor Slavkine a reçu le Prix d’Etat de la Fédération Russe et le Prix National de la Télévision «Téffi». « Gofmaniada » un long-métrage, film d’animation d’après le scénario de Victor Slavkine, est actuellement en cours de tournage.
Laurent Gutmann Il reçoit une formation de comédien à l’École de Chaillot dirigée par Antoine Vitez, puis au Théâtre National de l’Odéon, avec notamment Antoine Vitez, Yannis Kokkos, Aurélien Recoing, Jean-Marie Winling, Andrej Sewerine… Parallèlement, et après une Maîtrise de Sciences Politiques, il obtient un DEA de philosophie à Paris X Nanterre. Avant de réaliser ses propres mises en scène, il travaille comme assistant de Jean-Pierre Vincent sur "Les Caprices de Marianne" et "Fantasio" d’Alfred de Musset, au Théâtre des Amandiers à Nanterre (1991 et 1992), et comme comédien dans "Jeanne d’Arc au bûcher", oratorio d’Arthur Honneger et Paul Claudel, mis en scène par Claude Régy à l’Opéra Bastille. En 1994, il crée sa compagnie (Théâtre Suranné) avec laquelle il réalise ses propres mises en scène : "Le Nouveau Menoza", de Jacob Lenz (1994-95) ; "Le Balcon" et "Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés et foutu aux chiottes", de Jean Genet (1996), "Les Décors sont de Roger H", création collective (1996) ; "Le Coup de filet" de Bertolt Brecht (1997), "La Vie est un songe" de Calderon de la Barca (1997-1998) ; "Œdipe roi "de Sophocle, "En Fuite" textes de Georges Perec, Nathalie Sarraute et Jean Genet (1999) ; "Le Retour au désert" de Bernard-Marie Koltès, "En route", création collective(1999-2000) ; "Les Légendes de la forêt viennoise" d’Ödön von Horvath (2001). A partir de 1999, la compagnie s’installe en Région Centre, associée à la Halle aux grains – Scène Nationale de Bois. En 2002, il est lauréat du concours « Villa Médicis hors les murs » pour un projet de collaboration à Tokyo avec l’auteur et metteur en scène japonais Oriza Hirata ; dans la continuité de ce projet, il met en scène "India Song" de Marguerite Duras, avec des comédiens japonais, au Théâtre Agora de Tokyo. En janvier 2004, il prend la direction du Théâtre Populaire de Lorraine qui devient Centre Dramatique de Thionville-Lorraine puis obtient la labellisation CDN en janvier 2009. En mai 2004, il présente "Nouvelles du Plateau S." d’Oriza Hirata. Il crée "Splendid's" de Jean Genet en septembre 2004 et "Les Estivants" d’après Maxime Gorki en mai 2005, spectacle de sortie du groupe XXXV de l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg, où Laurent Gutmann a été responsable pédagogique associé. Il écrit et met en scène "La Nuit va tomber, tu es bien assez belle". En janvier 2006, il recrée à Thionville "Terre Natale" de Daniel Keene, puis en mai de la même année, "Lorenzaccio" de Musset dont il assure l’adaptation en langue allemande, avec la troupe du Saarländisches Staatstheater. En janvier 2007 il crée "Chants d’Adieu", une pièce écrite pour lui par Oriza Hirata. Le spectacle part en tournée trois saisons consécutives. "Je suis tombé", d’après « Au-dessous du Volcan » de Malcolm Lowry, a été créé en mars 08 au Centre Dramatique National de Thionville-Lorraine. Laurent Gutmann en a assuré l’adaptation et la mise en scène.
Une sorte de Tchékhov avec les traces de l'histoire qui a suivi (le régime soviétique et son ébranlement), voilà l'incroyable réussite du Cerceau, pièce écrite en 1982 par Victor Slavkine. La question de la maison y cristallise les frustrations d'une bande d'amis. Celle réunie par Laurent Gutmann incarne avec rouerie la nostalgie plus foldingue que désespérée de cet auteur à l'esprit russe, si russe. Télérama
La mise en scène de Laurent Gutmann n’en est pas pour le moins efficace. La scénographie qu’il a conçue avec Mathieu Lorry-Dupuy offre même de très beaux tableaux. On pense notamment à la superbe scène du dîner éclairé à la bougie se déroulant derrière une paroi vitrée. Il y a aussi tout un élégant travail sur le théâtre d’ombres. Là où Gutmann brille aussi, c’est dans sa direction d’acteurs. Les sept comédiens sur scène nous offrent une parfaite unité de jeu. Ils sont vraiment dans leurs personnages et l’on ressent leur plaisir... On applaudira un peu plus fort Marie-Christine Orry, François Raffenaud et Jade Collinet. Pariscope
Au terme d'un admirable travail de direction d'acteur et d'une vraie intelligence de l'oeuvre, Laurent Gutmann présente un spectacle totalement réussi porté par des comédiens heureusement investis dans une étrange oeuvre chorale composée de partitions dissonnantes, qui s'imbriquent pour former une mosaïque dadaiste, nimbée d'une atmosphère irééaliste qui fait de ce temps commun une véritable parenthèse enchantée. Froggy's Delight
| spectacle | Le Cerceau | | représentations | samedi 12 mars à 20h30 | | durée estimée | 2h30 | | âge conseillé | tout public | | prix des places | tarif abonné adulte : 10 euros tarif abonné jeune public : 7 euros tarif normal : 15 euros tarif moins de 26 ans : 9 euros tarif plus de 60 ans : 13 euros tarif demandeurs d’emploi : 13 euros tarif groupe : 13 euros | | réservations | au 01 48 72 94 94, du mardi au samedi de 14h à 19h à l’accueil du théâtre, du mardi au samedi de 14h à 19h par correspondance |
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