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saison 2010-2011 
Spectacles
Lectures
Festival des pratiques amateurs


L'Oral et Hardi




Allocution poétique de Jacques Bonnaffé


D’abord un bain de foule, on serre les mains. On se fait acclamer pour aussitôt protester de sa modestie, gagner la tribune et s’y perdre en circonvolutions poétiques : « L’Oral et Hardi », discours de campagne d’un éventuel non-candidat probable, parcours entamé au gré des festivals d’été, prolongé en soirées-concerts jusqu’à devenir allocution poétique.

« La langue m’échappe depuis toujours. Je n’arrive pas à la saisir. Je confonds tout : Freud et Fred, le danseur de claquettes ou, aujourd’hui Tintin et Desmond Tutu, Madame Bovary et Monsieur Bovidé. Ou Tiresias et mamelle, j’en passe et des plus belges. »
Jean-Pierre Verheggen

Cette mésaventure des lapsus et des sons, cette faute de frappe au bord des lèvres nous ressemble. Plus rare est l’idée de s’obstiner dans l’erreur et d’en faire quelque grande chose. Cela donne dans mon coin le personnage de Jules Mousseron - Zeph Cafougnette, celui qui cafouille - joué pendant des années avec La Fanfare. Qui me ramène outre frontière à Verheggen lorsqu’il ajoute : « Je suis un handicapé de la langue, un languedicapé de naissance. »
Jacques Bonnaffé

La Compagnie Faisan a reçu en 2009 le Molière des Compagnies pour « L’Oral et Hardi ».

 
samedi 18 septembre à 20h30      
durée estimée : 1h20
âge conseillé : tout public
prix des places : de 7 à 20 euros



L’Oral et Hardi 

textes Jean-Pierre Verheggen
jeu et mise en scène Jacques Bonnaffé
scénographie Michel Vandestien
lumière Orazio Trotta
musique Louis Sclavis
(extraits de l’album « La moitié du monde »)
collaboration sonore Bernard Vallery
régie générale Eric Da Graça Neves et Gaëtan Lajoye

Jacques Bonnaffé porte un costume Agnès b.

production Compagnie Faisan




Jacques Bonnaffé

Né à Douai en 1958, il choisit les grands écarts du théâtre au cinéma : de Jean-Luc Godard, « Prénom Carmen », lorsqu'il est à peine sorti du Conservatoire de Lille, à Jacques Rivette pour « Va savoir », « Escalier C », « Jeanne et le garçon formidable » et « Les amitiés maléfiques », sautant sans jamais ralentir sur toutes les propositions qui défendent les textes forts (Jacques Darras, Jean-Pierre Verheggen, Joseph Danan), retrouvant l'exigence des choix de pièces montées par Alain Françon (« Le petit Eyolf ») ou Jean-Pierre Vincent, aimant dire à voix forte des textes d'auteurs vivants dans un café de campagne ou une salle immense, inventeur de quinze banquets littéraires pour Lille 2004, metteur en scène (« Jacques two Jacques » -Théâtre de la Bastille 2004-, « Display »), il aussi complice de Louis Sclavis.

Pour obtenir des informations complémentaires sur Jacques Bonnaffé, on peut également consulter "Jacques Bonnaffé pitre et poète" par Hervé Pons aux éditions de l'Attribut et aller sur le site www.compagniefaisan.org.


Jean-Pierre Verheggen
Né en 1942 à Gambloux en Belgique. Ex-professeur de français, ex-animateur radio belge, ex-membre de l’ex groupe littéraire TXT (Rennes, Paris, Rome, Berlin, Nice et Bruxelles). Ex-sex symbole des années soixante, ex-conseiller du Ministre de la Culture dans son pays… Jean-Pierre Verheggen vit dans la province de Namur et travaille actuellement à Bruxelles, à la Promotion des Lettres de la communauté française de Belgique. En 1995, il a reçu à Paris le Grand Prix de l’Humour noir pour l’ensemble de son oeuvre et plus particulièrement pour « Ridiculum Vitae » (La Différence, 1994) reparu et précédé de « Artaud Rimbur » (1990) dans la collection Poésie/ Gallimard (2001). Comme l’écrit André Velter « Jean-Pierre Verheggen n’a cessé de mener à bride abattue l’une des plus toniques chevauchées verbales des trente dernières années.»
.



« Jacques Bonnaffé est un amoureux des mots et, comme il est d’un tempérament généreux, il a fait fructifier le don de faire partager sa passion. Partant des textes de Verheggen, il a réalisé un spectacle qui tient du burlesque, de l’art du clown, du slam et de l’engagement politique ce qui, en cette période de mépris des politiques pour la culture, tient de l’urgence. Son spectacle, littéralement explosif, où il fait preuve d’une truculence rabelaisienne, est un petit régal. […] Il enchantera un public friand de grands numéros d’acteurs, mais aussi des jeunes, qui se délecteront à voir se déchaîner un mec jamais avare de son énergie. »
Télérama

« Coureur de fond et acrobate, Jacques Bonnaffé, avec sa simplicité d’aristocrate de la littérature, nous transmet les folies Verheggen avec un art délicat des nuances […] C’est d’une cocasserie immédiate, et cette tension spirituelle ne retombe jamais. […] A la fin, Les grands rêveurs, inédit écrit pour « la bouche de Jacques Bonnaffé », est comme une grande bourrasque fantastique qui nous projette au ciel des mots et des étoiles, fourbu, ébloui, heureux. »
Le Figaro

« Le jeu de Bonnaffé, dont on admire le caractère acrobatique, tient du combat forain, du match de boxe, du dialogue ivre au comptoir, du cri dans la nuit, du chant à tue-tête et de l’adresse au ciel... Somptueusement délirant et fraternel. »
Politis

« La soirée débute comme une fausse cérémonie officielle puis libère ses feux de joie : la vision de l’être humain vivant au plus vif de son corps, les élucubrations du poète se peignant en « Castafiore catastrophique ». Bonnaffé, grandiose, mène un combat ruisselant et, avec ce Rabelais du Nord, porte à la même fusion l’amour et la colère, laissant le spectateur percuté, ébloui, étourdi. »
Les Echos

« Jacques Bonnaffé ne fait décidément rien comme tout le monde. Il entre en scène en surgissant de nulle part, il s’attarde, bégaie même, engoncé dans un costume gris souris et des souliers vernis [...] Verheggen défie la poésie bien-pensante, raille les académismes de tout poil, pourfend le lyrisme de bon aloi, échafaude des barricades où l’on se jette des mots à la tête pour résister. La langue du poète belge ne renonce pas ; elle devient manifeste pour jeunes gens qu’elle appelle de toutes ses forces à se rebeller, à prendre d’assaut la langue, la pensée, la vie [...] Car c’est de la vie qui court dans cette poésie, à la fois érudite et populaire, drôle et inquiète[...] »
L’Humanité


Xavier Lambours


Xavier Lambours

spectacleL'Oral et Hardi
représentationssamedi 18 septembre à 20h30
durée estimée1h20
âge conseillétout public
prix des placestarif abonné adulte : 13 euros
tarif abonné jeune public : 7 euros
tarif normal : 20 euros
tarif moins de 26 ans : 9 euros
tarif plus de 60 ans : 17 euros
tarif demandeurs d’emploi : 15 euros
tarif groupe : 15 euros
réservationsau 01 48 72 94 94, du mardi au samedi de 14h à 19h
à l’accueil du théâtre, du mardi au samedi de 14h à 19h
par correspondance




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